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Un nouveau livre d’artiste avec YOUL, « le dos des cailloux »


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L’association A VAULX PROJETS , sous la houlette de Alain DELAHAIGUE, organise une soirée consacrée à Charles BAUDELAIRE: une sorte de rendez-vous littéraire pendant lequel je parlerai du poète et de mon rapport à sa poésie. Comment Baudelaire, qui a tant rêvé d’une autre réalité en viendra-t-il à comprendre qu’avoir compassion et souci de l’autre est au coeur même de ce que veut la poésie? Une partie essentielle de mon propos consistera en la lecture de certains poèmes des Fleurs du mal et de ce qu’ils ont de représentatif de l’écriture baudelairienne.



 

Un article de Jean-Louis ROUX dans « Les Affiches » de Grenoble paru le 15 février à propos du recueil Démembrements.

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15 FÉVRIER 2019  LES AFFICHES DE GRENOBLE ET DU DAUPHINÉ
LIVRES – POÉSIE
Nos existences tenaillées
Notre existence est à ce point tenaillée, déplore Emmanuel Merle, que nous risquons à tout instant l’écartèlement.
Nous consommons, nous communiquons. Nous sommes de la valeur d’échange pour le système marchand. Nous confondons nos avoirs et notre être. Le coeur étoilé, le corps écartelé, les membres épars soumis au supplice des tenailles. Nous sommes tenaillés. C’est la vie qui nous tenaille : l’absence d’une existence digne. Chapelet d’îles déchiquetées, archipel architroué : l’être est écharpé, est en charpie. Chaque vie est une rhapsodie. « Mon corps est un pays démembré, un assemblage désolidarisé», écrit Emmanuel Merle. Et quelques vers plus loin : « Je ne mérite plus le mystère de ce qui me tient / debout […], / je ne me sens plus digne d’être, j’ai perdu / la tête, j’ai perdu les mains, j’en veux / à mon ventre comme à un intime ennemi. / Le coeur est décentré. »
NOUS SOMMES DÉFAITS. J’aime la plume d’Emmanuel Merle. Au reste, ce n’est pas une plume. C’est un stylet, c’est un scalpel, c’est un burin. Ça taille dur, ça entaille sec. Le poète grenoblois ne se fait (et ne nous fait) aucun cadeau : « Le fleuve est noir qui descend / les temps modernes, nous nous maintenons / à la surface en battant des bras, / cherchant de nos yeux à moitié aveugles / les bras des autres. » L’attraction terrestre nous cloue au sol : nous croyons prendre notre envol, nous ne bougeons pas. Nous sommes là, pantins pantelant, « rassemblant sans cesse et sans espoir / nos membres épars ». Nous sommes défaits – démontés par la défaite qui nous mine. Des « bribes de chair désassemblées », « des lanières de langue des gravats de dents / parole morte » : tout ce qui nous constitue est dépareillé. Nous sommes détachés.
UNE ÉPAULE SECOURABLE. Accompagné des peintures aux tons doux – rubans aux tons mêlés – de Philippe Agostini, le dernier livre de poésie d’Emmanuel Merle établit un constat accablant de la nature humaine, de l’intenable société dans laquelle les hommes plongent les hommes. Il prend acte que le démembrement est désormais notre condition et que, du coup, le fragment est l’esthétique moderne. Pour autant, il ne s’en contente pas. « C’est bien vrai qu’il n’y a pas de salut ailleurs / et que nous vivons dans l’effroi, / mais il existe un présent infini / pour coudre nos existences au monde. » Car il n’y a pas de plan B. Malgré qu’on en ait, il faut se lever chaque matin et faire face : c’est tout. Et faire encore confiance aux mots, pour tendre la main aux autres et être attentif à ce que chacun trouve en chacun la force de se réassembler. « Nous devons lancer les mots comme des pierres, / et dans la carrière du vocabulaire choisir ceux / qui résonnent encore, même au loin, / du rythme primitif de l’être au monde ». Emmanuel Merle en fait un acte de foi : « Oui, chaque mot, une épaule. » Fassent les dieux, que chacun trouve cette épaule secourable.
JEAN-LOUIS ROUX
Démembrements, d’Emmanuel Merle, peintures de Philippe Agostini (éditions Voix d’encre, livre broché, 90 pages, quelques illustrations couleur, 19 €)


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« Les draps », livre d’artiste avec des pigments et des peintures de YOUL – 3 ex. – Février 2019.


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« Le plancher, l’encre », livre d’artiste avec des collages de MAX PARTEZANA.


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« Partis loin », livre d’artiste avec des collages de MAX PARTEZANA  –  Livre Pauvre pour la Collection de Daniel LEUWERS – 6 ex. – Février 2019


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« OCTOBRE », un livre d’artiste avec des collages de MAX PARTEZANA pour la Collection « Mémoires » d’ERIC COISEL  – 3 ex. – Février 2019


Semaine de la poésie - Clermont-Ferrrand

Je serai à Clermont-Ferrand le jeudi 21, le vendredi 22 et le samedi 23 mars pour la SEMAINE DE LA POESIE. Activités avec les élèves en classes, lectures salle Conchon, en librairie et en bibliothèque. Voici le programme:

>>> PROGRAMME SEMAINE POESIE CLERMONT-FERRAND


PASSAGE DU TRAIN EN HIVER

Aquarelle: Passage du train en hiver.

  • 2018 –  Passage du train en hiverAquarelles de Nicole Pessin, éditions Varia poetica
  • « Un article de Sylvie Fabre G.dans la revue en ligne « Terres de Femmes » à propos de mon dernier livre de poèmes Tourbe (éditions Alidades) et du livre de poèmes de François Rannou « La Pierre à trois visages (Lanskine) »