ACTUALITÉS

Trois nouveaux livres d’artiste avec des dessins, des peintures et des filtres à café de YOUL:

« Discuter avec la nuit« , « Voyageuse immobile » et « Dehors« .

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Deux nouveaux livres d’artiste avec des dessins de YOUL:

« L’humanité entière » et « Fou d’éclairs »

Ce dernier livre est constitué de filtres à café usagés.

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Du vendredi 31 mai au 2 juin se tiendra le festival MOINS LES MURS à Hagetmau dans les Landes. Lectures, musique et poésie.

Ce festival est organisé par les EDITIONS DE LA CRYPTE.

A cette occasion, dimanche, sera décerné le « PRIX DE LA CRYPTE ».

Je ferai une lecture le samedi soir tirée de mon dernier livre de poèmes Tourbe.

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2 nouveaux livres d’artiste avec des peintures de Françoise GIRAUD:

Descends sous l’eau et L’arche noire


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« Le théâtre et le ressac », un nouveau livre d’artiste avec YOUL – 3 ex.


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« La salamandre« , un livre d’artiste avec des peintures de YOUL – 2 ex.


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Un article de Jean-Louis ROUX dans « LES AFFICHES DE GRENOBLE ET DU DAUPHINÉ à propos de Tourbeparu en novembre 2018 aux éditions ALIDADES:

LA COMPLAINTE DES ÂMES NOYÉES.

Au mitan du XIXe siècle, une disette abominable affligea l’Irlande. C’est autour de l’un des épisodes tragiques de cette Grande Famine, que le poète grenoblois Emmanuel Merle
a composé son nouveau recueil.

Le poète est un voyant. On nous l’a assez seriné, depuis la fameuse lettre dite « du voyant », qu’Arthur Rimbaud adressa en 1871 à son ami Paul Demeny. Au point que la formule a pris rang au rayon des lieux communs. Mais il convient de se méfier du commun de ces lieux : il y a toujours en eux un fond de singularité. Pour le coup, Emmanuel Merle donne raison à la vulgate rimbaldienne : il est voyant, en effet. Mais à cent lieues des poncifs
et des clichés… Car s’il est voyant, c’est encore en nous donnant à voir. Ses mots s’imposent à nous comme si nous étions nous aussi sujets à des visions. Et le poète a des visions, dans la mesure où il a les sens à fleur de peau. Et ses mots, où ses sens nichent,
sont comme des nerfs à vif. Et les mots sont comme des coups portés. La poésie d’Emmanuel Merle est frappante – au propre autant qu’au figuré.
DES MOTS QUI FONT CORPS. « Nous sommes partis, / nos noms sont restés en arrière, / arrimés aux maisons vides. / De grands pans d’obscurité montent / vers nos visages »… Le dernier recueil de poèmes d’Emmanuel Merle évoque le souvenir d’un exode tragique, qui se conclut par la mort sans sépulture. Cette évocation prend appui sur une histoire véridique : une histoire de misère extrême, lors de la Grande Famine qui toucha l’Irlande, au milieu du XIXe siècle. En 1849, plusieurs centaines de pauvres gens, qui avaient abandonné leurs domiciles et qui marchaient pour chercher du secours, trouvèrent la mort à proximité du lac Doo Lough, ce « lac de douleur où la jetée / est construite sur les âmes noyées ». À partir de cet argument, le poète a prêté sa plume
à l’un de ces anonymes morts au bord du lac. Il offre ainsi sa voix à la cohorte fantomatique des sans-voix. Pour autant, Emmanuel Merle n’a pas sacrifié à l’exercice facile de la poésie protestataire à bon compte. Son objectif est plus ambitieux : il est
que les mots fassent corps avec les corps et que les corps ne fassent plus qu’un avec les éléments – les corps qui pèsent sur la terre et la terre qui gobe les corps, les dévore et les fait siens.
CEUX QUE LA LANGUE AVALE. C’est « dans l’engloutissement des noms, l’absence des tombes », que les poèmes d’Emmanuel Merle trouvent leur puissance sombre. Le poète dit parfois « Tu », mais souvent « Nous » ou « Je ». On sait cependant depuis Rimbaud (voir plus haut…) que « Je est un autre ». Il dit « Je », « Nous », « Tu », mais ce « Je », ce « Nous » et ce « Tu » ne portent aucun nom, car ils sont universels. Le poète procure sa hauteur de langue, sa précision tranchante, sa dureté minérale, à ceux qui ne savent pas
se débrouiller avec les mots et que la langue avale comme l’a fait la tourbe d’Irlande. « La terre baveuse suce les chevilles », « Tout est gorgé d’eau : / tu t’enfonces, un pied, puis l’autre, / dans une bouche étrangère ». Emmanuel Merle nous donne à éprouver
cette absorption, cette disparition scandaleuse : « Sur le flanc, morts / écorchés déjà, / Le grand débardage des arbres et des hommes »…
LA NAPPE EST MISE. Cela posé, l’auteur ne sombre pas dans la désespérance noire. En dépit de l’abomination historique à laquelle il adosse ici ses poèmes, Emmanuel Merle développe des rêves d’ouverture et d’élargissement – des rêves d’avenir, tout bonnement. « Nous installerons nos vies comme / des nappes propres », promet-il, dans une sorte d’écho au vers sublime de Cravates de chanvre (1922), le précieux recueil de Pierre Reverdy : « Le jour s’est déplié comme une nappe blanche ». Quelques pages plus loin, Merle revient d’ailleurs sur l’image initiée jadis par Reverdy, proclamant que « celui qui marche déplie le monde, / un horizon manqué après l’autre ». Et dans la section ultime du recueil, il fait retour, une fois encore, sur cette métaphore fertile, troquant cependant la nappe contre un drap : « On croit qu’on en a fini avec le jour, / tous les signes sont là, mais non, / ça se déchire à nouveau, / un drap sale / s’ouvre sur une aube à l’envers, / la lumière se déverse en bas à gauche / sur l’océan. » Le drap terne s’efface devant la clarté, la nappe est mise : il reste à vivre. ●
JEAN-LOUIS ROUX


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FRATERNELLEMENT CHARLES JULIET

Une anthologie d’une cinquantaine de lecteurs et admirateurs de l’oeuvre de Charles JULIET vient de paraître chez JACQUES ANDRE EDITEUR. Chacun « tente d’approcher avec tact une oeuvre contemporaine fraternelle dans un élan convivial, délibérément communicatif, avec l’idée d’attirer, voire de relier d’autres regards généreux. »

LA CAUSE DES CAUSEUSES de Marie-Thérèse PEYRIN est à l’origine de ce beau projet.

 


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« L’arrêt des saisons » , un livre d’artiste avec des peintures et des pigments de YOUL – 2 ex. – mars 2019

 


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Un nouveau livre d’artiste avec YOUL, « le dos des cailloux »


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L’association A VAULX PROJETS , sous la houlette de Alain DELAHAIGUE, organise une soirée consacrée à Charles BAUDELAIRE: une sorte de rendez-vous littéraire pendant lequel je parlerai du poète et de mon rapport à sa poésie. Comment Baudelaire, qui a tant rêvé d’une autre réalité en viendra-t-il à comprendre qu’avoir compassion et souci de l’autre est au coeur même de ce que veut la poésie? Une partie essentielle de mon propos consistera en la lecture de certains poèmes des Fleurs du mal et de ce qu’ils ont de représentatif de l’écriture baudelairienne.



 

Un article de Jean-Louis ROUX dans « Les Affiches » de Grenoble paru le 15 février à propos du recueil Démembrements.

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15 FÉVRIER 2019  LES AFFICHES DE GRENOBLE ET DU DAUPHINÉ
LIVRES – POÉSIE
Nos existences tenaillées
Notre existence est à ce point tenaillée, déplore Emmanuel Merle, que nous risquons à tout instant l’écartèlement.
Nous consommons, nous communiquons. Nous sommes de la valeur d’échange pour le système marchand. Nous confondons nos avoirs et notre être. Le coeur étoilé, le corps écartelé, les membres épars soumis au supplice des tenailles. Nous sommes tenaillés. C’est la vie qui nous tenaille : l’absence d’une existence digne. Chapelet d’îles déchiquetées, archipel architroué : l’être est écharpé, est en charpie. Chaque vie est une rhapsodie. « Mon corps est un pays démembré, un assemblage désolidarisé», écrit Emmanuel Merle. Et quelques vers plus loin : « Je ne mérite plus le mystère de ce qui me tient / debout […], / je ne me sens plus digne d’être, j’ai perdu / la tête, j’ai perdu les mains, j’en veux / à mon ventre comme à un intime ennemi. / Le coeur est décentré. »
NOUS SOMMES DÉFAITS. J’aime la plume d’Emmanuel Merle. Au reste, ce n’est pas une plume. C’est un stylet, c’est un scalpel, c’est un burin. Ça taille dur, ça entaille sec. Le poète grenoblois ne se fait (et ne nous fait) aucun cadeau : « Le fleuve est noir qui descend / les temps modernes, nous nous maintenons / à la surface en battant des bras, / cherchant de nos yeux à moitié aveugles / les bras des autres. » L’attraction terrestre nous cloue au sol : nous croyons prendre notre envol, nous ne bougeons pas. Nous sommes là, pantins pantelant, « rassemblant sans cesse et sans espoir / nos membres épars ». Nous sommes défaits – démontés par la défaite qui nous mine. Des « bribes de chair désassemblées », « des lanières de langue des gravats de dents / parole morte » : tout ce qui nous constitue est dépareillé. Nous sommes détachés.
UNE ÉPAULE SECOURABLE. Accompagné des peintures aux tons doux – rubans aux tons mêlés – de Philippe Agostini, le dernier livre de poésie d’Emmanuel Merle établit un constat accablant de la nature humaine, de l’intenable société dans laquelle les hommes plongent les hommes. Il prend acte que le démembrement est désormais notre condition et que, du coup, le fragment est l’esthétique moderne. Pour autant, il ne s’en contente pas. « C’est bien vrai qu’il n’y a pas de salut ailleurs / et que nous vivons dans l’effroi, / mais il existe un présent infini / pour coudre nos existences au monde. » Car il n’y a pas de plan B. Malgré qu’on en ait, il faut se lever chaque matin et faire face : c’est tout. Et faire encore confiance aux mots, pour tendre la main aux autres et être attentif à ce que chacun trouve en chacun la force de se réassembler. « Nous devons lancer les mots comme des pierres, / et dans la carrière du vocabulaire choisir ceux / qui résonnent encore, même au loin, / du rythme primitif de l’être au monde ». Emmanuel Merle en fait un acte de foi : « Oui, chaque mot, une épaule. » Fassent les dieux, que chacun trouve cette épaule secourable.
JEAN-LOUIS ROUX
Démembrements, d’Emmanuel Merle, peintures de Philippe Agostini (éditions Voix d’encre, livre broché, 90 pages, quelques illustrations couleur, 19 €)


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« Les draps », livre d’artiste avec des pigments et des peintures de YOUL – 3 ex. – Février 2019.


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« Le plancher, l’encre », livre d’artiste avec des collages de MAX PARTEZANA.


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« Partis loin », livre d’artiste avec des collages de MAX PARTEZANA  –  Livre Pauvre pour la Collection de Daniel LEUWERS – 6 ex. – Février 2019


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« OCTOBRE », un livre d’artiste avec des collages de MAX PARTEZANA pour la Collection « Mémoires » d’ERIC COISEL  – 3 ex. – Février 2019


Semaine de la poésie - Clermont-Ferrrand

Je serai à Clermont-Ferrand le jeudi 21, le vendredi 22 et le samedi 23 mars pour la SEMAINE DE LA POESIE. Activités avec les élèves en classes, lectures salle Conchon, en librairie et en bibliothèque. Voici le programme:

>>> PROGRAMME SEMAINE POESIE CLERMONT-FERRAND


PASSAGE DU TRAIN EN HIVER

Aquarelle: Passage du train en hiver.

  • 2018 –  Passage du train en hiverAquarelles de Nicole Pessin, éditions Varia poetica
  • « Un article de Sylvie Fabre G.dans la revue en ligne « Terres de Femmes » à propos de mon dernier livre de poèmes Tourbe (éditions Alidades) et du livre de poèmes de François Rannou « La Pierre à trois visages (Lanskine) »